jeudi 14 septembre 2017

Belle-maman

Belle-maman,
J’ai toujours rêvé d’avoir une relation avec ma belle-mère à la hauteur de celle que ma mère entretenait avec ma douce grand-mère. J'ai toujours cru que ce ne serait pas difficile d'être proche avec ma future belle-mère parce que je ne croyais pas à ce stéréotype de la méchante belle-mère intrusive.

Et bien, je n'aurais jamais pensé qu’un jour mon conjoint se sentirait en sandwich entre moi et sa maman...et pourtant à l'approche du grand jour où nous allions prononcer notre promesse de s’aimer et de se supporter l’un l’autre...chaque étape de cette foutue planification fut longue et pénible et parsemée de compromis entre nos désirs et ceux de ma belle-famille. Certes, il y avait le mariage de 2 cultures, 2 religions et différentes croyances...mais jamais elles n'avaient été si apparentes auparavant. C’est dommage parce que 6 ans plus tard tout ceci semble si anodin, mais ça a teinté la beauté de cette journée tant attendue... rêvée toute ma vie...


Non, je n'ai pas cette relation avec ma belle-maman comme je l'avais rêvée. Mais avec l'arrivée de nos enfants est né un immense respect et une reconnaissance pour cette femme que j'admire pour son amour inconditionnel de nos enfants. J’ai aussi développé une meilleure compréhension des sacrifices qu'elle a fait comme femme et mère pour sa famille. Je vois aussi maintenant comment elle démontre son amour et ses gestes attentionnés qui sont simplement différents des miens. Et quand je l'entends parler à mes enfants dans sa langue maternelle je suis heureuse que mes enfants l’aie dans leur vie et qu’elle partage ses racines avec eux.


Parce qu'après tout, sans ma belle-maman, je n’aurais pas mon bien-aimé et surtout nos merveilleux enfants!

mercredi 6 septembre 2017

Pas ce soir...

Il est 21h, je suis devant l’ordinateur, tout le monde dort...


-MAMAN!!!! mon nez coule!!!


Ahhh non!! pas ce soir! C’est pas le temps!
J’ai trop de choses à faire! Les trucs d’école à signer!
12 millions de courriels à envoyer!


-MAMAN! MAMAN!!!
-QUOI??!!
-Mon nez coule!
-Voilà! Je te laisse un mouchoir à côté de toi…
-NON! moi je suis pas capable!


Chéri s’il-te-plaît, j’étais à me morfondre sur mes propres problèmes…
le pourquoi de mon existence, le pourquoi de Trump et de la Corée,
le pourquoi de c’est toujours à moi que ça arrive???!!




-MAMAN! MAMAN! MAMAN! Mon nez coule!!! (Ton de panique intense et pleures incontrôlables)
-Donne-moi une minute, je dois travailler! Je viens après (Ton de “je suis au bord de la crise de panique moi aussi”)


J’ai pas voulu ça moi? C’est pas le bon soir pour moi?!
Je peux-tu avoir un soir à pas penser à autre chose que MES problèmes??


-MAMAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAANNNNNN!
-Quoi?
-MAMAN!! Je veux dormir en pyjama!
-Ben tu avais juste à le mettre tantôt!!


Il va pas gagner, ça pas de bon sens! J’ai pas le temps là!!!!!!


-MAMAN!!!!
-...
-MAMAAAAAAAAAAAAAAAAANNNNNNNNNN HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!!!!!
-...
-MAMAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAANNNNNNNNN JE VEUX JOUER MOI!!!


À l’intérieur de moi, je veux crier, lui hurler: “Et moi je veux que tu la fermes!!!!!”


Et pourtant, je me lève, je vais m’asseoir dans sa chambre, je le calme et je réalise que… j’ai pas à m’occuper de la Corée, mes courriels peuvent attendre et, en lui flattant le dos, je comprends que c’est pour lui que j’existe… J’accepte la crise.


Alors, pas ce soir, non c’était pas prévu, mais alors qu’il poursuit sa crise (car c’est un de ces soirs où même si tu abdiques et que tu le laisses gagner… finalement rien ne fait) j’écris ce texte dans la chaise berçante, au lieu de faire mes 8 millions de choses que j’aurais à faire. Cependant, la colère est partie, la peur, l’angoisse et la rancoeur…


D’accord chéri ce soir tu as besoin de moi pour que je sois forte à ne pas te donner le bonhomme que tu réclames… car au fond c’est cela que tu veux de moi… que je sois une mère et moi si je me demande pourquoi j’existe… quand je suis ta mère, je sais que je n’ai plus à me questionner…

Maman qui en finit avec sa crise existentielle et celle de bacon de son fils

jeudi 31 août 2017

Suivre ou vivre...




Je resterai ferme sur ce point, écoutez-vous!
L’être humain dans un aplomb pornographique
Se cambre à la main mise d’une pseudo-société
Jouissant d’un tsunami de conneries hérétiques
Il en bave devant l’écran d’une illusoire satiété
Il y eut de beaux discours qui parlaient d’amour
Des gens qui sont morts pour avoir pensé fort
Que les sentiers boueux ne sont que tue-l‘amour
Qu’il faut par la bravoure bien mériter sa mort


Aujourd’hui, je vous le dis mes tendres enfants chéris
Rebellez-vous, faites les fous, ne suivez pas ma route
Saisissez vos idéaux, forgez-les en de sublimes rubis

Et cela même si égoïste, je vous imposais mes doutes

mercredi 23 août 2017

La rentrée scolaire

Plus que quelques jours avant le retour à l’école!
Je suis maman à la maison de 4 enfants, dont un qui fera son entrée en 2e année et un qui sera en maternelle. Vous devez penser que comme la plupart des parents j’ai hâte à ce retour à la routine, à ces soirs organisés à la minute prêt pour réussir à coucher tout ce petit beau monde-là pas trop tard! Eh bien, non!!! Je n'ai pas hâte à la rentrée!!! J'adore avoir mes enfants avec moi, à la maison. Ok, j'avoue qu'il y a des jours où j'ai hâte que l'heure du dodo arrive parce qu'ils ont été de vraies pestes, mais malgré ça, je n'ai pas le goût que l'école recommence! Lunch fois 2, routine du matin pour que les grands soient prêts à l'heure pour l'autobus, être obligée d'être de retour à la maison avant le retour des grands, faire la course du retour de l'école jusqu'au dodo... ça, vous voyez, je n'ai pas le goût que ça recommence! J'aime bien nos fins de journées relaxes, ne pas être obligée de préparer le souper pour qu'il soit prêt à 17h. J'aime pouvoir aller à l'étable avec les enfants et mon chum quand bon me semble et pas grave si on revient vers 20h30-21h, on peut dormir le lendemain matin si on en a envie. Alors voilà, moi, j'ai pas hâte que l'école recommence!!
Malgré cela, il faut tout de même que je fasse la préparation des articles scolaires, achat/identification, ça je vous avoue que j'adore ca! Je parcoure les spéciaux, j'achète, toujours avec les enfants, quand les articles sont en spécial. Oui oui, je magasine le tout seule  AVEC mes 4 enfants. Et ils adorent ça. Je mets tous les articles au même endroit dans la maison et 3-4 jours avant la rentrée j'identifie le tout et le mets dans les sacs d'école avec mes grands. Ils aiment tellement mettre leurs choses dans leur sac.
Alors voilà, on profite des dernières journées de vacances pour flâner en pyjamas presque tout l'avant-midi et le soir on reprend tranquillement la routine.
Une Maman qui aimerait bien que l'été se poursuive!!

mercredi 16 août 2017

Les signes que tu as une famille nombreuse...

De nos jours, il n’y a plus autant de familles nombreuses qu’avant. Et pour certains une famille nombreuse commence à partir de 2 enfants… Selon moi, tu as une famille nombreuse quand tu es rendu à au moins 4 enfants ou quand…
-Tu ne fais même pas une journée avec un seul rouleau de papier de toilette!
-Tu te fais demander si c’est pour une fête d’enfant lorsque tu arrives au cinéma avec seulement tes enfants!
-Tu te fais demander s’il reste de la place dans ton milieu familial lorsque tu prends une marche avec tes enfants...
-Tu passes un pain à tous les matins juste pour le déjeuner ou sac de lait pour la version céréales!
-Tu fais une petite “batch’’ de biscuits (donc tu double ta recette originale)  et qu’en seulement une journée il n’y en a plus!
-Tu fais une sortie, tu regardes les tarifs et tu te demandes si tu entres dans les tarifs de groupe!
-Ça te prend 2 paniers pour faire l’épicerie pour une semaine!
-Tu es au bord de la catastrophe parce que tu as oublié de faire une “brassée” de lavage une journée cette semaine!

-Ton homme perd complètement sa virilité, car il a troqué son VUS pour une minivan!

Et vous, c’est quoi le signe qui dit que vous avez une famille nombreuse?


Maman de 4… et c’est pas fini!

mercredi 26 juillet 2017

La cigogne est est passée!

Depuis la mise en ligne de notre blogue, vous vous souvenez que nous vous avons souvent parlé de notre future maman qui nous ramenait à nos premiers moments de parent. Et bien, elle a fini par passer de “future” à “nouvelle” maman! Voici une petite entrevue réalisée avec elle quelques semaines après le passage de la cigogne.

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Voix des parents: Salut nouvelle maman!
Nouvelle maman: Salut!

VdP: Alors le grand jour, celui de la naissance de ton enfant, a eu lieu. Comment cela s’est passé?
NV:  Wahoo c’était chaud! et super!!! Vendredi 16 juin, 22h, une fois que mon conjoint avait fini sa semaine et était bien rentré à la maison, perte des eaux!
Pas de contractions, mode “no stress”… j’appelle la sage femme pour l’informer de la «prétendue» situation (bah oui, premier bébé, pas sûr que ce soit « ça » la perte des eaux !). La consigne est de la contacter si les contractions commencent pendant la nuit. Ok!
Super nuit… enfin super nuit de femme enceinte!! Au matin, c’est la sf qui nous a réveillé! Un coup de fil à 7h pour voir comment ça allait… bah bien!! j’vais bien moi… :-D Je me voyais bien attendre tranquillement que le travail commence… no stress! Et la sf a proposé qu’on se voit, histoire de déterminer où on en était rendu. À 11h nous étions à la maison des naissances, à 11h 30, on stimulait au tire lait pour déclencher les contractions et le travail a bien pris! Ok, je me rhabille, prête à partir! Euh… non, la sf m’a expliqué qu’il fallait surveiller les contractions que la perte des eaux et la deuxième poche étant rompue… fallait que j’accouche! Hum hum… alors ok, puisque l’accouchement était prévu à la maison, nous avons pu rentrer, tout en surveillant les contractions. À 18h, la sf était à la maison, c’était l’heure qu’elle s’était donnée. Moi, toujours no stress, à plier le linge, préparer la chambre etc … et puis on à restimuler, pour voir si le «vrai» travail allait commencer. Oui parce qu’il n’y a pas de vrai ou faux travail, ça fait mal en tabernouch! et ça devient invivable une fois le «vrai» travail commencé !
Donc, une fois la stimulation en route, j’ai commencé à souffrir la mort! Stop stop, 5 min de tire lait ça me va! j’ai mal c’est bon on arrête… mais… le tire lait coupé, les contractions sont là!!! haaaaaa que ça fait mal…
Alors ok, entre deux je m’active quand même! Je suis chez moi, j’peux faire ce que je veux ! comme crier après mon chum parce qu’il me presse pas assez «l’entre pouce et index»… :-D
À 20h, on se mangeait de bonnes lasagnes que j’avais concoctées en prévision de l’accouchement à la maison… a 20h15 je hurlais la mort!! Et oui, encore plus la mort que la mort d’avant ! t’y crois toi que c’est possible d’avoir encore plus mal que mal?!!
A 20h30, je rentrais dans le bain, histoire de me « détendre »… À 20h 35, la sf faisait un check up et … urgence ! dilatation à 8 cm, c’est parti ! Ok… on descend le matériel qui était mis en place dans la chambre, on appelle la sf la plus proche pis… pis je dis on… moi je suis dans ma baignoire, je bouge pas ! j’hurle juste :-D
Le travail s’active… les contractions se font de plus en plus rapprochées, douloureuses… à en mourir… mais je suis déjà morte 20 fois au moins… et là… tu sens la tête sortir! Et la sf te propose de la toucher… euh… j’touche pas à « ça »! Et si… «ohhhhh, elle a des cheveuxxxx» hahaha… bref! J’hurle, je pousse, je glisse un «‘sti d’calisse» avec l’accent québécois (oui je suis française!) qui me fait rire d’ailleurs! Première fois que j’arrive à prendre l’accent québécois!
Et j’hurle la mort… et pousse… et ohhhh la tête est sortie ! et haaaaaaaaaaaaa mais elle bouge !!! sensation bien particulière… une tête à l'extérieur pis un truc qui bouge encore dedans…
Et encore une poussée, puis une autre et chlouff… elle est sortie ! dans le bain…
Quel bonheur… qu’elle soit sortie !!!!!

VdP: Es-tu toujours heureuse de ton choix d’avoir accouché à la maison?
NV: Super choix, sans aucun regret ! Super fun de vivre un premier accouchement à la maison, on a trouvé que c’était un gros stress en moins.


VdP: Peux-tu nous décrire les premières choses que tu as ressenties quand tu as tenu ton enfant dans tes bras pour la première fois?
NV: Humm… Papa a réceptionné bébé, la sf l’a posée sur mon ventre et on était tous les deux à la regarder… pis… on l’a juste regardée :-D wahooo, ça, ce bébé, ce nouveau-né, Marie Lou, c’est notre création, notre bébé! Pis waaaa j’ai pu mal !!! pu rien de rien !!


VdP: Tu as aussi fait le choix d’allaiter. Comment cela se passe-t-il? Es-tu satisfaite?
NV: La première prise au sein a été encadrée par la sf. Bébé a tété et dodo… À 12h, le lendemain on appelait la sf parce que Marie lou dormait toujours! Elle mange quand ??!!!
Et après 24h, c’était parti, gloup gloup gloup…Et après 1 semaine, t’es tannée, tu te remets en question… pourquoi on sait pas… c’est ça le « truc » d'après grossesse ??!
Et cinq semaines après, bébé a bien grossi, “bonhomme micheline” qu’on l’appelle, et j’ai l’impression de la gaver comme une oie…  



VdP: Et les dodos? Comment est-ce que ça va?
NV: Par chance, elle a toujours fait ses nuits… Elle se réveille pour le boire 2 à 3 fois par nuit, et j’ai opté pour le co-dodo… ce qui nous permet d'être vraiment tranquilles la nuit !!!

VdP: Maintenant la vraie question… Comment vas-tu? (non mais c’est vrai on oublie souvent de demander à la mère comment elle va personnellement, on se dit que si la naissance, l’allaitement et les dodos vont bien tout est beau, mais qu’en est-il de l’humeur de la maman et de ses émotions?)
NV: Je vais bien, je vais mieux… Je me suis souvent posé la question, « pourquoi on a fait un bébé?». Remise en question du couple, épuisée moralement d'être 24 heures sur 24 avec un bébé, qui, les premiers jours, voire semaines, ne nous appartient pas. Il faut du temps pour se familiariser, commencer à l'apprécier et la découvrir.


VdP: Et pour Nouveau Papa, l’adaptation à votre nouvelle vie se fait-elle bien?
NV: Quelle sensation exceptionnelle de voir ce petit être pour la première fois dans le bain avec tous ces cheveux sur la tête… La voir maintenant grandir de jours en jours est un régal. Les premiers sourires, les premières grimaces et ça ne fait que commencer, j’ai hâte de voir la suite !!   


Merci nouvelle maman pour ces nouvelles! Prends soin de toi et prenez soin de vous 3!!!



mercredi 12 juillet 2017

Régler les conflits de nos enfants ou les laisser faire seuls?

Un ami m'a fait le compliment dernièrement de me dire qu'il m'admirait comme mère. Il faut dire que celui-ci n'a pas d'enfant, mais il œuvre quand même dans le milieu scolaire, donc il a déjà vu nombre de parents agir. Après un « merci » j'ose tout de même l'interroger du regard afin qu'il m'explique ce que je peux avoir fait sous ses yeux qui mérite un tel compliment.

« Non c'est vrai! Je vois tes enfants qui se chicanent depuis tantôt et tu n'interviens presque pas, tu les laisses régler leur conflit seuls, c'est bien! »

J'ai eu envie de lui répliquer quelque chose comme : « Ben non c'est pas que je les laisse régler ça seuls, c'est simplement du déni que je fais! » ;)

Mais force était de constater qu'il m'avait effectivement percée à jour. Je laisse la plupart du temps mes enfants régler leurs conflits seuls. On s'entend que pour ce qui est des conflits avec le petit de 2 ans, je suis beaucoup plus présente et que pour toute querelle qui semble sur le point de dégénérer en bagarre absente de toute règle, j'essaie toujours d'intervenir avant le premier coup de poing.

Par contre, en général, ce n'est pas dès le premier : « Hey c'est à moi! » ou le « Arrête de faire ça! » que je m'en mêle. Cependant, comprenez-moi bien, ça c'est la maman avec l'expérience de 9 ans de maternité. J'ai aussi été la maman qui se disait : « Mes enfants seront empathiques et régleront leurs conflits de façon très éthique en tout temps! »
(Ben oui toi! Essaie de dire cela sans rire maintenant! Pardon à tous les parents qui se sentiraient choqués par mes propos, mais c'est peine perdue je vous garanti! Il y a toujours des coups de poing qui se perdent et dans ce cas, bien sûr je m'en mêle…;))

Bien sûr, je suis tout à fait consciente qu'il faut enseigner aux enfants comment régler leur conflit. Tout enfant qui ne se fera pas expliquer qu'il existe des moyens beaucoup plus efficaces que les coups pour se faire comprendre deviendra probablement une personne qui aura une relation très ambiguë avec l'autorité et la frustration. Par contre, selon moi, cet enseignement ne signifie pas de jouer à tous les coups le rôle de médiatrice, ou pire de metteur en scène, dès qu'un de mes fils vit une frustration. Dans ce cas, le seul enseignement que je ferais passer serait celui que je n’ai aucune confiance à mes enfants pour se débrouiller seuls et qu'ils auront toujours besoin d'un adulte en cas de difficulté. Bonjour les petits dénonciateurs en herbe qui développeront le réflexe d'être le rapporteur de service! (Et là je sais que l'image d'un enfant que vous côtoyez de temps en temps qui vous horripile royalement par son rôle de stool professionnel vient de vous apparaître...Ah ah! C'est cela qui vous attend si vous vous entêtez à régler tous les conflits de vos enfants à leur place… Mais non je rigole… en partie;))

Sans blague, voici plutôt ce que j'ai répondu à mon ami.
1- Le père de mes fils et moi enseignons effectivement à nos enfants comment résoudre leurs conflits, mais rarement lors des situations elles-mêmes. Sauf lorsqu'il y a un réel besoin d'un médiateur pour aider à ce que les 2 partis puissent être gagnants (c'est-à-dire quand on sent bien qu'il y a impasse dans les négociations entamées).

2- Lorsqu'on nous interpelle pour nous prendre à témoin, nous les questionnons sur ce qu'ils peuvent faire plutôt que de nous imposer en décideurs (et alors se perdre dans un dédal de questionnements pour tenter de comprendre qui est effectivement le plus fautif ou l'instigateur).

3- Nous utilisons aussi les moments de confidences sur des situations qu'ils ont vécues et où ils se sont sentis lésés, pour leur faire prendre conscience de ce qu'ils peuvent avoir fait vivre à d'autres.

Et surtout!
4- Nous les félicitons à chaque fois qu'ils trouvent une solution par eux-mêmes.

5- Même le plus jeune est très utile afin d'amener ses grands-frères à comprendre ce que veut dire le mot compromis. (Quoi de mieux que d'offrir quelque chose en échange pour récupérer le jouet volé?) Ou encore pendant un jeu avec des figurines, pourquoi ne pas faire vivre un conflit aux personnages et amener l'enfant à trouver la solution dans une situation où aucune pression n'est mise sur son égo.

Ainsi, sans être dans le déni comme je l'écrivais à la blague plus haut, sachant que pratiquement tous les jours mes enfants apprennent comment régler leurs conflits de façon harmonieuse, je sais très bien que je n'ai pas à accourir dès que le ton monte entre eux. Je reste à l'écoute et je suis toujours disponible si je sens que mon aide est vraiment nécessaire, mais sinon je leur fais le plus magnifique cadeau : celui de la confiance parentale accompagnée d'une corde de plus sur leur arc de l'autonomie.


Maman qui a troqué le rôle de médiatrice pour celui de figurante