jeudi 15 février 2018

Joyeux boxing day du chocolat!


Hier c’était la fête des cœurs en chocolat!! Donc, aujourd’hui... tout est en spécial! Ben quoi? c'est pas pour cela que la Saint-Valentin existe? Vraiment, vous avez eu le temps de prendre du temps en amoureux hier vous??




Yeah!!! C'est le temps de faire des provisions!!!

Etes-vous ce genre de parent?? En ligne au boxing day le lendemain de Noel, acheter vos bonbons d'Halloween au mois de novembre, aller vider les tablettes de chocolat de Pâques le mardi suivant?

On manque jamais de chocolat pour les fondues quand le congélateur est plein! Pour les soupers improvisés (oui oui, full de fruits, des hosties, du fromage... oui oui). Pour les sacs-surprises lors des fêtes d'anniversaire, vous serez la maman cool qui donne une tonne de bonbons!!

Et rendu au mois de septembre prochain, vous serez le parent que tout le monde envie, car vous aurez déjà tout vos cadeaux d’achetés!

C'est certain que ce sont de bonnes idées et que c'est aidant, mais il ne faut pas profiter des spéciaux juste parce que c'est en spécial... Surtout si vous n'avez pas envie de faire de détour, ne le faites pas...
Il y a les ventes de garage aussi, les friperies, les échanges de produits entre familles...

Bref! Quand on veut se libérer du cynisme que c'est donc ben toutes des fêtes commerciales!!! Pourquoi ne pas tout simplement se dire que ça peut servir dans notre vie mouvementée de parent, sans aucune pression!

Joyeux lendemain de Saint-Valentin!!
Les mamans de la Voix des Parents

jeudi 8 février 2018

Mea-culpa

Je l’avoue… Je fais mon  mea-culpa.


Je suis le type de maman que la voiture est en bordel presque en tout temps.
Avant d’avoir des enfants, ma petite voiture était déjà du type irrécupérable.
Maintenant, j’ai créé plein de mini-moi qui n’ont aucun sens du acceptable et
inacceptable à ce qu’on peut laisser dans la voiture chaque fois qu’on descend.
C’est plus que probablement de ma faute. J’ai beau faire le ménage une fois
de temps en temps, on réussi à en mettre plus vite que j’en enlève.



Cette semaine, je suis embarquée dans la voiture d’une amie qui m’a dit: ¨Je
n’ai pas eu le temps de faire le ménage. Je suis désolée.¨ HAHAHA!! Ça me fait
toujours rire. Pour que j’embarque, elle a dû bouger 2 bâtons de hockey…. C’était
ÇA son bordel… C’est tout! Même pas de poussière sur le dash!


Cette personne ne verra jamais ma voiture. Elle en ferait une dépression nerveuse.
Surtout pas l’hiver, qui est ma saison officielle du non-ménage de voiture!


Quand je serai reine du monde, je ferai un mois officiel du non-ménage de voiture!!!!
Vive la procrastination!!!!!




Maman qui procrastine (surtout l’hiver…. je devrais hiberner comme un ourse,
ce serait plus productif!)

jeudi 1 février 2018

Les systèmes de récompenses




Je suis loin de me considérer une meilleure mère que les autres. Oh que non! J’ai mon lot quotidien de
remises en question sur ma parentalité, si ce n’est sur ma propre vie! J’ai fait le choix avec mon conjoint
de demeurer à la maison même si j’avais un beau début de carrière dans l’enseignement auprès d’enfants
avec des troubles ou des difficultés d’apprentissage. Je me suis dit que j’allais offrir à mes enfants une
enfance où ils pourraient être des enfants! Et le destin (je n’ai pas trouvé d’autres mots, même si je ne
crois pas en la fatalité ou la destinée) m’a envoyé une leçon de vie que je commence à accepter. J’ai au
moins 2 enfants sur 4 avec des troubles d’apprentissage! (Au moins, car le 3e semble bien s’enligner sur
un TDA ou quelque chose du genre…) J’ai troqué le quotidien de ma salle de classe avec ma vingtaine
d’enfant DYS (dyslexiques, dyspraxiques, dysphasiques, DYS…fficiles, oppositionnels, ayant un TDA
avec ou sans H… etc!) pour vivre avec mes 4 amours qui ont chacun leur DYS… fficultés, surtout pour
les 2 premiers qui ont reçu de réels diagnostiques… Au quotidien, la vie est belle avec ces beaux
garçons pleins d’imagination… entrecoupées, cependant, de beaucoup (TROP) de remontrances de la
part de moi et mon conjoint!


[Remarquez ici le changement de ton… je voulais tomber en mode solution et pourtant j’étais en train de
me culpabiliser encore une fois lorsque j’ai entamé la prochaine phrase… Mea Culpa on poursuit vers
mon objectif premier.]


Donc, tout ce préambule pour vous dire que j’ai effectivement lu quelques livres qui mentionnent
tellement de belles idées pour aider aux devoirs, j’ai tenté de me dire que tout était dans l’attitude et de
valoriser mes enfants, mais au final c’est vrai que c’est dur au quotidien de faire cela! J’ai même suivi
des ateliers sur plusieurs semaines sur la parentalité et sincèrement si quelque chose m’a aidé c’est cela,
car même si je les ai faits avant l’annonce des diagnostics de mes fils, c’est toujours à cela que je reviens
et ça marche!!

Famille, Personnes, Voiture

Les fameux système de récompenses!! Oui ça marche! Non ce n’est pas quelque chose qui rend l’enfant
paresseux! Et surtout, ça me structure dans ce que je veux prioriser chez mes enfants : les responsabiliser
et les rendre autonomes en plus de les valoriser au quotidien!!


Comment faire? Hyper simple : 3 étapes.
1-   Choisir un comportement que je veux voir plus souvent chez mon enfant (truc : choisir celui qui
vous dérange le plus et le transformer en positif ex : « Il frappe son frère quand il est frustré. » devient
« Il utilise des mots lorsqu’il est frustré. »)


2-   Établir un système avec collants ou récompense selon l’âge de l’enfant. Moins de 7 ans, juste des
collants c’est parfait, plus vieux on peut complexifier en offrant une plus grosse récompense s’il accumule
un certain nombre de collants.


3-   Créer un tableau pour faire le suivi avec l’enfant (et s’en souvenir, je vous suggère de le laisser
dans la cuisine pour qu’il soit toujours visible) et lui présenter.


Ensuite les règles pour que cela fonctionne :
1-   Rigueur et constance : toujours être à l’affût pour récompenser quand l’enfant fait le comportement
attendu! Faire des rappels et même le « pratiquer » avec lui (exemple : pendant un moment de jeu avec
l’enfant, pourquoi Chase, de la Pat’Patrouille, n’apprendrait pas à Ruben que c’est mal de frapper et qu’il
faut plutôt employer des mots quand on est frustré?)


2-   Garder la récompense pure! Éviter les « demie » récompenses  du genre « Ouin ok je te le donne,
mais c’était pas vraiment cela. » ou « Non, tu as utilisé des mots (comportement attendu), mais je n’ai pas
aimé ton ton. » Éviter aussi les punitions dans le système de récompenses quand le comportement non-
désiré revient. Exemple : retirer des collants déjà gagnés, car le message envoyé est que ce qu’il a réussi
ne compte pas! (Expérience parentale et professionnelle : les systèmes de récompenses qui emploient aussi
des punitions, sont inefficaces!)
**Par contre, dans les cas de violences physique ou verbale, il faut sévir par une conséquence comme
un retrait dans un coin ou un retrait de privilège. L’important est qu’il ne soit pas associé au système
de récompenses créé pour renforcer le comportement attendu.**
3-   Appliquer le principe de l’étayage, c’est-à-dire quand le comportement semble acquis, diminuer
l’importance des récompenses. Préférer le renforcement verbal et tranquillement délaisser les récompenses
pour que le « besoin » de récompense diminue et disparaisse chez l’enfant. L’expliquer à l’enfant :
« T’es rendu tellement bon qu’on n’a plus vraiment besoin de mettre des collants… » (Mon truc :
comme il n’y a jamais un seul comportement qui dérange, je refais un tableau avec un autre comportement!)

Je vous le jure ça marche! Parfois, je me dis que je devrais m’en faire un pour réaliser que je suis
vraiment une bonne mère et pour oser me féliciter un peu (ou en faire un à mon chum pour qu’il
ramasse ses chaussettes sales par terre, mais ça c’est un autre débat!)

Maman valorisante!

jeudi 25 janvier 2018

Maman à la maison

Maman à la maison….
Oui, je suis une maman à la maison. C’est un choix que j’ai fait non seulement pour mes enfants, mais
aussi pour moi. Adolescente, je me voyais déjà maman d’une grande famille et à la maison. Oui, c’était
mon rêve!! Pouvoir passer mes journées entières avec mes enfants, les voir grandir, évoluer, découvrir
le monde… C’est ce que je voulais. Mais comme je ne savais pas s’il m’allait être possible d’être à la
maison, je m’étais dit que j’allais avoir mon service de garde en milieu familial, de cette façon, je
pouvais avoir mes enfants avec moi tout le temps et avoir un revenu. Mon plan de match était parfait, il
me fallait simplement trouver un homme qui voudrait la même chose que moi!
Un jour, j’ai rencontré un homme, je n’avais pas encore fini mon secondaire. On se voit, on jase, nos
plans de vie sont les mêmes; lui voulant une grosse famille et une femme qui voudrait être maman à la
maison. On tombe amoureux.


Après avoir eu notre premier enfant, je décide d’ouvrir ma garderie. J’ai seulement 2 enfants plus le
mien. J’ai beaucoup aimé. Enceinte de mon 2e, je ferme la garderie. Quelques mois après mon
accouchement, je mets des annonces pour la réouverture de mon milieu familial. J’ai eu seulement 2
visites et aucune signature de contrat. J’étais un peu déçue, mais en même temps, au fond de moi, je
me suis rendue compte, que je ne voulais plus vraiment avoir mon milieu familial. Ce que je voulais
vraiment, c’était être simplement à la maison avec mes 2 amours et profiter pleinement de leur
développement, les voir grandir, explorer, expérimenter de nouvelles choses, être là en tout temps
avec eux. Je ne me voyais plus partager ma présence avec d’autres enfants. Je voulais être seule avec
eux! Et je vous avoue que le fait de ne plus être obligée d’être habillée, coiffée, avoir une maison
hyper clean tôt à tous les matins pour accueillir les enfants ne m’intéressaient plus.
Aujourd’hui, je suis maman à la maison de 4 enfants, bientôt 5. J’adore ça et je ne changerais jamais
de place! Ne pas avoir à courir le matin pour que tout le monde soit prêt pour l’école, la garderie, le
boulot, j’adore ça! Je profite du fait que je suis à la maison pour faire mes commissions avec les
enfants les avant-midis durant la semaine, comme ça, pas besoin de courir la fin de semaine pour faire
ça au lieu d’en profiter pour passer du bon temps avec papa! Et si un matin, je feel moins bien ou un
des enfants est plus amorphe, et bien on reste en pyjama et on relaxe collés! Un des enfants est malade
et ne peut aller à l’école, pas de problème, je le garde avec moi. Pas besoin de manquer une journée de
travail ou de chercher une gardienne.
On me dit souvent que je suis tellement courageuse, bonne et chanceuse d’être à la maison que ça doit
tellement être facile… Et bien, même si je suis à la maison, je peux vous dire que: Oui, ce n’est pas
toujours rose. Oui, il y a des journées où je suis plus fatiguée où les enfants sont plus turbulents,
demandent plus où la patience est moins présente… Mais si tu dis ça à quelqu’un, que parfois c’est
difficile… Qu’il m’arrive d’être épuisée… on se sent tout de suite jugé comme si nous, maman à la
maison, on n’avait pas le droit d’avoir des journées plus difficiles comme les gens qui travaillent parce
que nous, on reste à la maison… Mais pourquoi nous on n’aurait pas le droit, d’avoir de moins bonnes
journées?

Malgré ces quelques mauvaises journées qui peuvent arriver ici et là, j’adore être maman à la maison
et je ne regrette pas du tout mon choix de vie! Voir mes enfants grandir, être avec mes enfants le plus
souvent possible, c’est ce qui compte le plus pour moi.
Maman à la maison et fière de l’être

jeudi 14 décembre 2017

Voyager autrement

...faire voir le monde d’une autre façon à ses enfants!
L’aide humanitaire à l’international m’a toujours attirée, ce désir d’aller aider des gens dans des pays
défavorisés brûle dans mes veines depuis que j’ai 14 ans…j’en ai maintenant 36. Lors d’un retour aux
études, j’ai eu la chance d’aller faire un stage de deux mois au Mali en Afrique. Cette fois-là, mes
enfants sont restés avec mon conjoint, ce fut une merveilleuse expérience et je chérissais un profond
désir de partager cela avec ma famille…mais comment?
Et puis, suite à un voyage récréatif avec mon conjoint en République Dominicaine, nous avons
découvert un camp qui accueillait des volontaires de partout dans le monde, peu importe leur âge et leur
formation. Il faut se le dire, si vous désirez partir avec vos enfants faire de l’aide humanitaire avec des
organismes existants, il y a souvent plusieurs critères à rencontrer, dont la formation que vous avez,
mais surtout il faut partir longtemps (généralement plus de 6 mois). Cela ne me convenait pas, je
voulais d’abord savoir comment mes enfants réagiraient et surtout si moi je serais capable de gérer le
tout. J’ai donc fait encore et encore des recherches sur internet. Plusieurs sites proposent de vous accueil
lir vous et votre famille pour faire du bénévolat dans plusieurs régions du monde, à vous de trouver ce
qui vous convient. Notre choix s’est arrêté sur un site en République Dominicaine, car en plus de l’avoir
visité lors de notre séjour, il est tenu par une québécoise depuis 23 ans, ce qui, pensait-on, allait nous
aider à nous débrouiller là-bas.
C’était donc décidé, nous allions partir un mois l’été pendant le congé scolaire des enfants! On était
alors en janvier, c’est bien beau vouloir, mais il faut se préparer et surtout avoir les fonds nécessaires,
car cela était bien au-dessus de notre budget de vacances habituel. Nous avons donc gardé notre budget
estival pour cela et commencé une campagne de financement via,  entre autres, une plateforme de
financement en ligne. Cela a plutôt bien fonctionné, mais il faut y mettre du temps. N’oubliez pas que
si vous voulez amasser des fonds il faut solliciter plein de gens, incluant des organismes… N’ayez pas
peur, le pire qu’il puisse arriver est qu’on vous dise non (et cela arrivera plus souvent qu’autrement,
mais vous aurez aussi de fabuleuses surprises, comme pour nous: le Club des Lions nous a fait un don
de 500$). Finalement on a amassé 3000$, ce qui est très bien et en tout le voyage nous a coûté 6000$
environ incluant les dons que nous avons fait et l’équipement pour nos activités de volontariat là-bas.
Photo de Volontariat en République Dominicaine en famille.

21 juillet 2017, on est parti (papa, maman, fiston 4 ans, fille 11 ans et garçon 15 ans)! Arrivés là-bas,
mauvaise surprise, la dame qui nous accueillait (qui était aussi supposée être notre traductrice) avait eu
un gros accident et elle serait alitée tout le temps de notre séjour… ce qui a compliqué plusieurs des
activités de volontariat que nous voulions faire. Côté logement, ça passe, on a un genre de petit
appartement à 3 chambres, vraiment rien de luxueux, directement sur le béton, pas de fenêtre (que des
barreaux et rideaux) et plusieurs fois infesté de fourmis, mais à mon grand étonnement et à ma grande
joie aucun des enfants ne s’en est plaint tout le long du séjour! Et on a un super site, bien qu’au milieu
de nulle part et très près du Batey (genre de bidonville où nous allons aider les gens). Il y a une rivière,
eau toujours chaude, et ma fille ira s’y baigner quasi tous les jours. Le lieu est évité par les touristes,
car on dit qu’il n’est pas sécuritaire, mais dans les faits, les «blancs» n’y sont aucunement achalés, car
les habitants savent qu’on est là pour les aider, aucun incident avec eux ne nous est arrivé.
Considérant que nous n’avions pas de traductrice que le créole (la plupart des gens des Batey en
République Dominicaine sont des immigrants haïtiens qui ne peuvent ou ne veulent retourner dans leur
pays) et l’espagnol ne sont pas des langues que nous maitrisons, bien que nous comprenions les bases,
nous n’avons pas pu faire toutes les activités que nous avions prévues au départ (comme des ateliers et
des activités de sensibilisation). Donc, nous nous sommes tournés vers des activités qui demandent peu
de dialogue comme peinturer des maisons, animer des activités de coloriage et de maquillage avec les
enfants. Nous avons aussi participé à une journée de tournois de soccer (en déboursant les frais), fourni
des habits d’école à des enfants (l’école est gratuite, mais si les enfants n’ont pas d’uniforme, ils ne
peuvent pas aller à l’école), fourni à une dame le matériel nécessaire pour démarrer une entreprise (ainsi
que des bases pour mieux réussir et que cela soit viable dans le temps), fait des dons de matériel, etc.
Tout ceci était très gratifiant, mais je dois dire que je croyais que nous allions en faire vraiment plus…

Ce que mes enfants en ont retiré…là est la question! Je crois qu’on ne voit pas nécessairement les effets
dans l’immédiat que c’est une petite graine que l’on sème dans leur tête, comme tout autre apprentis-
sage, mais, selon moi, l’expérience la rend plus concrète. J’espère que cette aventure leur a transmis des
valeurs auxquelles je tiens, comme l’ouverture sur le monde, l’entraide, le partage, le respect et le non
jugement.  Pour mon fils de 4 ans c’était simplement des vacances autrement, mais il a vu plus de chose
que de simples vacances et surtout rencontré des gens d’autre horizons et il y avait un changement en
lui au retour, il était beaucoup plus sociable, il parlait plus facilement avec les gens.  Pour ma fille de 11
ans, cela a été une expérience très enrichissante, elle a eu le temps de s’attacher aux gens de là-bas et
cela a énormément renforcé sa valeur d’entraide. Pour mon fils de 15 ans…très difficile à dire, il n’est
pas très bavard et il a trouvé le mois long, il faut dire qu’il était très en dehors de sa zone de confort et
que cela n’est pas sa tasse de thé, mais au moins il  a connu l’aide humanitaire et même s’il ne sait pas
encore s’il en a retiré quelque chose, moi je crois que cela restera une expérience marquante dans sa vie,
car même si cela ne fut pas très positif pour lui, on retire toujours quelque chose de toute expérience.


Maman aidante humanitaire

jeudi 30 novembre 2017

toute personnelle fin du monde

Chacun a ses démons et vit des difficultés. Autour de nous on entend parler de tragédies personnelles, une amie qui s’inquiète pour sa santé, une belle-soeur qui veut juste que son nouveau-né vive… Ça ce sont de vraies tragédies… non?

Quand je regarde ma vie personnelle ou plutôt quand d’autres la regardent, je me doute qu’on se dit: “la vie lui sourit, elle!” “Elle n’a pas de quoi s’inquiéter, elle!” Pourtant, parfois, même sans tragédie, c’est trop… juste trop. Et étrangement ce qui est trop un jour, ne le sera peut-être pas le lendemain, mais quand c’est trop, c’est trop.

Ces jours-là ont été dur pour moi. Boum! Un diagnostic tombe! Deux fois, pas le même, mais, à ce jour, deux fois on m’a annoncé que ce que je souhaitais être simplement le caractère de mon enfant s’est transformé en TAC pour un et en TDAH pour l’autre. Deux fois, j’ai dû accepter que mon enfant aura de la difficulté à l’école. Qu’il partira avec une prise. Oh! en quelque part, je suis contente que mes enfants aient reçu un diagnostic si tôt dans leur scolarité (1ère année pour le 1er et début 2e pour le 2e). Cependant, ce n’est pas cela que je garde en tête… moi je me dis que la vie sera plus difficile pour eux… J’anticipe chaque difficulté, je me sens démunie pour les aider… (et pourtant je suis formée pour enseigner aux enfants avec des difficultés d’apprentissage)

J’avance, j’ai de l’aide… et une école avec des enseignants qui offrent un beau milieu à mes fils, mais ça ne règle pas tout. Et un jour, le “trop” arrive. Je dois faire le choix de médicamenter mon fils. On me dit: “Ça l’aidera!” “C’est pour qu’il puisse vivre du positif!” “Votre relation s’améliorera”...

Moi, dans ma tête: “Je drogue mon fils, car je ne sais pas m’en occuper” (et pourtant j’aide d’autres parents sur les habiletés parentales...)

Que fait-on quand c’est juste trop? Moi… je pleure. Je m’offre ce moment de “toute personnelle fin du monde” comme le chante Michel Rivard. Parfois, elle perdure dans le temps, mais les mots de réconfort finissent toujours par faire effet… Beaucoup plus ces mots-là, que le fait de m'auto flageller sur le fait que mes “tragédies” n’en sont pas de “vraies”... même si la culpabilité est toujours quelque part dans le coin de ma conscience…

Aujourd’hui, mon fils prend sa médication et il va mieux, il m’a même dit qu’il trouvait qu’on passait plus de temps agréable ensemble depuis qu’il la prend… Voilà ce n’est plus “trop”... Jusqu’à ce que je parle à l’enseignant de mon premier qui me dit qu’il ne suit pas et n’a aucune attention...Ahhhhh!!!!! Non, ce n’est pas encore “trop”... pas encore.

 Maman qui se remet d’une “toute personnelle fin du monde”… en attendant la prochaine… ou pas…

jeudi 23 novembre 2017

Mon arrivée au Canada

Mon arrivée au Canada

Parce qu’un bon matin de Mars je me suis levée d’un pied bien décidé, et qu’après une lourde journée de travail et un entraînement de 3km de natation à la piscine… J’ai voulu prendre ma vie en main.
En rentrant tard un soir de Mars, alors que mon chéri était tranquillement posé devant la télé, je lui ai dit « faut qu’on parle !! » Ouïe ouïe ouïe aie aie aie,  qu’est ce qu’il va se passer ?!!
Rien de bien grave, ou juste une envie de renouveau !  Un besoin profond de quitter la workaholisme qui me guettait, un besoin de nature, de changement, de gros changement !  Alors on a pris une carte, et nous nous sommes demandé « Où aller ».  En Afrique… je n’aime pas la chaleur ! En Australie… on ne parle pas Anglais ! Au Québec !!!



Wahoo, la première idée que tout le monde se fait, c’est qu’il fait froid ! On a cuit tout l’été ! Pis encore en septembre… pis encore en octobre avec l’été des Indiens !
Quand la famille vient nous rendre visite,  elle remplit, à chaque fois, sa valise de pull, pantalons, doudoune… et n’utilise que short et débardeur. Bah oui, fait chaud icitte !

Seconde idée, l’accent… Petite, une série passait à la télévision française, et l’un des personnages avait l’accent québécois. Mon frère détestait ça… pas moi ! Bon, ok… il nous a fallu plusieurs mois pour comprendre, et après deux ans en terrain connu, il est dur de se mêler aux conversations… le temps de comprendre ce qui se dit, le sujet a changé depuis bien longtemps !
Alors entre nous, quand on se raconte nos journées, on rigole… on rigole surtout quand mon homme me dit «  ah ouais, et t’as répondu quoi ?! » bah rien… j’ai rien répondu, parce que j’ai mis trop de temps pour comprendre !
Et on parle bien « juste » d’une différence d’accent… sans vouloir vous  offenser en prétendant que ce sont les québécois qui ont un accent… ahaha Osti qu’on vous comprend pas !

J’en profite pour en venir à la troisième idée ! Les insultes… et je crois que le pire, c’est quand un osti d’francais se met à utiliser le lexique religieux des insultes… ou, autrement dit, quand mon conjoint rentre de sa journée, et que les seuls mots qu’il a retenu sont ceux-là…

La quatrième idée, que l’on se fait quand on arrive icitte, c’est la gentillesse et le grand cœur des québécois. La première année, dès qu’il a fait bien froid et qu’il a neigé, nous a pris l’envie de partir en voiture. T’sé de visiter des chemins loin de tout… tellement loin, et tellement froid qu’un bon québécois sait que le chemin est impraticable ! Le chemin était en effet verglacé, au point de nous faire patiner alors qu’on voulait monter la côte  !
On a fini le cul du pick up dans le fossé. Pendant que mon boy sortait de la voiture pour inspecter l’état du véhicule, il glissait plusieurs mètres ventre au sol, j’ai ri… beaucoup ris… pis fini ma route sur les fesses ! Et par je ne sais quelle miracle, un gentil québécois passait par la… et est même parti chercher un tracteur pour évacuer notre camion !
Lui aussi il a dû bien rire… osti d’français !

Maintenant s’en vient la neige. Ce matin de gros flocons envahissaient le ciel, quel bonheur, quel apaisement… jusqu’à la prochaine tempête, où un mètre de neige nous attendra de bon matin (ou tard le soir). Ou la prochaine panne électrique, où je remercierai profondément la maison des familles pour leur accueil et leurs activités ! Parce que sans chauffage, ça caille !

En rédigeant cet article, je réalise à quel point le Québec m’a permis de découvrir des choses. Des ours sur la route, un orignal dans le jardin, des ratons laveurs dans nos arbres, une marmotte qu’on voit passer de temps en temps par la fenêtre, une moufette qui crache sur le chien et le chien qui rentre au plus vite DANS la maison… ce sont toutes ces découvertes qui me donnent le goût d’en découvrir encore plus. De rendre les pires moments pas pires. De découvrir le bonheur d’être maman, et de faire découvrir à mon enfant le bonheur « made in Québec ».
Maman “made in France” et fière d’avoir bébé “made in Québec”!